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Temporada : Zaragoza, la dernière grande Feria de la saison : Le Bilan. Pierre Nabonne
(19/10/2017)
Trois jours avant le début des festivités en Aragon, le mundillo apprenait la triste nouvelle du décès du mythique Victorino Martín Andrès. Qu’il repose en paix, il l’a bien mérité mais le spectacle continuait…
La Feria du Pilar débutait le 7 octobre par une excellente novillada de Los Maños dont le quatrième, primé par une vuelta posthume sera plus tard, au moment de la distribution des prix, reconnu comme le toro le plus brave de la série. Jorge Isiegas lui coupera une oreille, et Angel Tellez une autre du sien.
Juanito obtiendra le même résultat deux jours plus tard, alors que Carlos Ochoa et Yannis « El Adoureño » (originaire des bords de l’Adour, le cours d’eau qui prend naissance dans nos belles Pyrénées et se jette dans l’Océan à 5 kilomètres en aval de Bayonne) verront s’évanouir leurs bonnes intentions devant un bétail d’Adelaïda Rodriguez leur refusant tout espoir de succès. Notre jeune représentant, le moral au beau fixe après avoir enchanté les puristes à Arnedo (la Feria de novilladas la plus cotée du pays), déclenchera pourtant la musique par un début à la Castella avant de voir son adversaire s’éteindre. Dommage, mais terminer 3° de son escalafón avec 24 novilladas piquées (dont aucune en France !!), 43 oreilles, 4 queues et un indulto représente un magnifique résultat, à confirmer l’an prochain et ailleurs où il sera partout très attendu.

Entre-temps, le dimanche 8 octobre aura été le jour de gloire de Robert Margé et des siens. Pour ses grands débuts dans une arène de première catégorie en Espagne, l’élevage des Monteilles allait faire l’unanimité. Les six, magnifiquement présentés, recevaient des applaudissements nourris à leur entrée en piste, et les dépouilles de quatre d’entre-eux seront ovationnées à l’arrastre. Seul le troisième, sorti quasiment invalide d’un saut de cabri dans le callejón, devra être remplacé par un sobrero de El Torreón. Les cinq autres, chargeant avec noblesse, permettront aux toreros de s’exprimer. David Mora récoltera une oreille du quatrième, et Luis David Adame, confirmant tout son potentiel, une autre du sixième. Mais Román, l’un des jeunes qui montent, sera certainement l’auteur de la meilleure faena devant le second, un brave très encasté de 576 kilos. Son échec avec les aciers le privera de deux oreilles que ses séries aussi allurées qu’engagées auraient méritées. Dommage, mais l’élevage Margé aura fait honneur à sa devise bordeaux et or, comme elle l’a déjà fait dans toutes les arènes françaises ainsi qu’en 2009 dans la plaza d’Alicante (2° catégorie) pour sa première comparution en Espagne. Nul doute que les sollicitations vont être nombreuses dans un proche avenir ! Les médias, unanimes, ne s’y trompent d’ailleurs pas, le Heraldo de Aragón écrivant déjà (Traduction) : « Monsieur Margé, vous pouvez revenir quand vous voulez ». Qui pourrait dire mieux ?
En attendant la moisson de lauriers espérée au final, la Feria se poursuivait. Joselito Adame conférait l’alternative à son jeune compatriote Leo Valadez, chaud-bouillant et récompensé par une oreille du 6° Fuente Ymbro. José Garrido faisait encore mieux, une et une oreille au prix d’un dangereux accrochage.
Le 11 octobre, Enrique Ponce, toujours aussi élégant et inventif devant un Domecq dont beaucoup n’auraient rien tiré, arrachait une superbe oreille. A l’issue d’une nouvelle grande saison, ce n’est tout de même pas par hasard qu’il est le lauréat du trophée Cossío décerné au meilleur torero de l’année !
Cayetano effectue lui aussi une excellente temporada. Mais à Zaragoza, il aura payé son succès de son sang. Pris violemment alors qu’il entamait une série de naturelles, il subit une sérieuse cornada qui révélera trois trajectoires. Mais le second fils de Paquirri, démontrant une nouvelle fois à ceux qui auraient pu en douter qu’il a de qui tenir, se relevait totalement ensanglanté pour dessiner encore une valeureuse série de la droite avant d’en finir d’une estocade jusqu’à la garde. La cuadrilla recevait les deux oreilles archi-méritées alors que Cayetano rejoignait l’infirmerie. C’est tout cela la Tauromachie dans certaines tardes d’exception, un mélange magique d’art, de courage, d’héroïsme parfois…
Le lendemain Paco Ureña, toujours constant dans le succès, se vit récompensé par une et une oreille des toros de Bañuelos assez décevants dans l’ensemble. N’oublions pas qu’il a été l’un des toreros importants de la saison, coupant partout et dans toutes les grandes Ferias des pavillons très mérités. Il ne lui manque que la consécration de la Grande Porte à Madrid, cela ne saurait tarder…
Le vendredi 13, les Nunêz del Cuvillo donnèrent du jeu…à la suite de tercios de piques réduits au strict minimum comme souvent. Quoi qu’il en soit, si Talavante ne nous avait guère convaincu à Béziers avant de nous décevoir carrément à Nîmes, Alejandro a montré à Saragosse une main gauche d’exception. Ses trois oreilles firent l’unanimité. Pour Andrès Roca Rey, pas question d’être en reste, et le petit Péruvien fit lever les tendidos par un quite d’anthologie. Dominateur, varié, engagé et sérieux à la fois, deux bonnes estocades lui valurent une oreille de chacun de ses opposants. Sébastien Castella dut se contenter d’une seule après une grande première faena pour lancer la course. Malheureusement, son second Cuvillo était vraiment trop fade, et Sébastien l’occit d’une magistrale estocade.
Une trentaine de contrats l’attendent en Amérique latine, avant une saison européenne 2018 qui s’annonce pleine de promesses aux côtés de Simon Casas : ces deux talents conjugués devraient faire merveille. Le brillant empresario vient d’ailleurs de recevoir le Prix Révélation Hispano-française pour sa première année de gestion à Las Ventas. Ce qui, pour nous, est plutôt une confirmation puisqu’il dirige avec le même succès les arènes de Nîmes, Valencia, Zaragoza et Alicante, tout en participant activement à la gestion de celles de Malaga et de Mont-de-Marsan.
Le samedi, pour la dernière corrida « à pied » de la série, Juan José Padilla toujours aussi volontaire dans son style spectaculaire qui porte sur le public d’une arène où il a payé très cher son engagement, obtenait les deux oreilles du quatrième García Jiménez. Si López Simón devait se contenter d’une seule, Ginés Marín, dans une faena de grande classe primée par deux oreilles, confirmait qu’il est bien la révélation de la saison.
Et les rejoneadores, avec Pablo Hermoso de Mendoza comme à ses plus beaux jours (2 oreilles de son second Bohórquez), Mario Pérez Langa spectaculaire (une oreille) et Léa Vicens excellente devant le cinquième mais privée de récompense par les aciers, allaient fermer le bal. Notre belle amazone pouvait toutefois se consoler sur la certitude qu’elle va terminer sa saison dimanche prochain à la première place du fameux escalafón de la spécialité, devançant de très peu Diego Ventura qu’elle talonnait déjà l’an dernier. Bravo Léa !

Il ne restait plus qu’à attendre le verdict des divers jurys délibérant sur la Feria qui venait de s’achever. Les résultats ne tardaient pas à tomber : Alejandro Talavante était déclaré triomphateur de la Feria del Pilar, le trophée de la meilleure faena venait encore enrichir la collection de Enrique Ponce, et celui de la corrida la mieux présentée revenait à Robert Margé lui-même. Quelle magnifique consécration après tant et tant d’années de sacrifices, de joies mais aussi de déceptions, de durs labeurs de tous les instants !
Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître que vient de réaliser la ganadería des Monteilles.
L’année taurine ne pouvait mieux se terminer, et cette réussite représente aussi le plus précieux des encouragements pour les autres éleveurs français. Nous attendons déjà la suite…
Pierre Nabonne



 
 
 
 
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