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Temporada : Arles, Madrid, Séville : de belles Pâques taurines
(05/04/2018)
Peu à peu les arènes sortent de leur léthargie hivernale et le week-end pascal a permis d’applaudir de bien belles choses.
En Arles le vendredi, tout avait débuté dans l’émotion, la tristesse et le recueillement lors des obsèques de Luc Jalabert, rejoneador puis apoderado et directeur des arènes durant de longues années. Personne n’oubliera le père de Lola et de Jean-Baptiste, mais il faut croire, au vu du récital qu’allait effectuer Juan Bautista le lendemain, que les toreros sont capables de se sublimer pour trouver en eux-mêmes des ressources insoupçonnées.
Le samedi matin pour le lever de rideau de la Feria, José Antonio Valencia, un jeune vénézuelien élève de l’école taurine d’Arles (deux oreilles) avait déclenché les premiers Olés de la journée. Et l’après-midi, le fils de Luc allait se montrer réellement très grand dans cette douloureuse épreuve. Les quatre oreilles obtenues après deux souveraines démonstrations étaient le fruit d’une énorme maîtrise, d’un engagement total et d’un talent qui s’épanouit d’années en années.

Si El Juli et Andrès Roca Rey ne trouvèrent guère matière à s’exprimer devant le bétail de El Freixo (élevage du maestro madrilène, de retour de blessure), le petit Péruvien ruminait peut-être déjà une revanche annoncée pour le lendemain à Séville. Là en Andalousie, devant le conclave de connaisseurs garnissant la Real Maestranza en ce dimanche de Résurrection, il délivra jusqu’à satiété des séries d’une profondeur qu’on n’avait pas encore eu souvent l’occasion de remarquer auparavant. Il a déjà pris date pour la Feria d’avril, et il sera attendu partout avec une grande impatience.
Dans le même temps à Madrid, un autre représentant de la nouvelle génération, Alvaro Lorenzo, ralliait tous les suffrages et s’en voyait récompensé par trois trophées. La temporada promet d’être chaude, très chaude…

Entre-temps l’amphithéâtre arlésien avait, après la novillada matinale qui permit à Adrien Salenc de couper une belle oreille pour son retour, vécu le triomphe de l’un de ses jeunes représentants, Andy Younes. Lequel s’était déjà montré très à son avantage parmi les novilleros avant son inoubliable alternative des Vendanges nîmoises où il réussit à ouvrir la Porte des Consuls en compagnie de…Jean-Baptiste évidemment. Six mois plus tard pour sa seconde corrida de toros, à la fois relâché, varié et téméraire, il sut embarquer dans les plis d’une muleta déjà dominatrice un magnifique exemplaire de la ganadería de Jandilla chargeant et rechargeant inlassablement. Jusqu’à ce qu’une bonne partie du public convainque la présidence de sortir le mouchoir orange synonyme du fameux indulto. « Lastimoso », la vie sauve, pouvait donc rejoindre les chiqueros alors qu’Andy sortait en triomphe avec deux symboliques oreilles, justes récompenses obtenues également par Miguel Angel Perera, Ginés Marín en ajoutant pour sa part une à son actif.

La corrida équestre du lundi matin allait voir les triomphes de Leonardo Hernández (deux oreilles) et surtout d’un Diego Ventura une nouvelle fois éclatant de brio. Les superlatifs nous manquent pour saluer cette pose des banderilles à deux mains sans le moindre harnachement de sa monture. Deux oreilles, puis deux autres plus la queue, c’était bien le juste prix de séquences qui soulevèrent l’enthousiasme d’une assistance passionnée.
Le soir dans le mistral, les exigeants toros d’Alcurrucen ajoutèrent de l’intérêt à une clôture qui permit à El Fandi, spectaculaire comme toujours aux banderilles et à José Garrido, (très attendu après avoir gracié un toro l’an dernier à Nîmes) de recevoir une oreille chacun et à Luis David Adame, très prometteur, une puis une encore pour terminer en beauté.
Au rayon des élevages également remarqués, ajoutons aussi que les excellents novillos de Concha y Sierra, Los Galos, Laget, Pagès-Mailhan, Callet (récompensé par une vuelta posthume) et Blohorn permirent de mettre une nouvelle fois en valeur les efforts plus que méritoires des ganaderos français.

Oui, la première grande Feria de notre saison avait tenu toutes ses promesses et nous attendrons la suite avec une impatience décuplée.

Pierre Nabonne













 
 
 
 
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