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Temporada
 

Corrida 
Formelle
Date
Dimanche - 27/03/05 à 17:00
Ville
ARLES
Arènes d'ARLES
Arènes d'ARLES
  Féria de Pâques 
Ganaderias :  
YONNET Françoise (1)
YONNET Françoise YONNET Françoise
YONNET Hubert (5)
YONNET Hubert YONNET Hubert
EL FUNDI
EL FUNDI
DENIS LORÉ
DENIS LORÉ
JUAN JOSÉ PADILLA
JUAN JOSÉ PADILLA
 
 
 
Le matador de toros français Denis Loré est sorti en triomphe par l'Escalier principal des arènes d'Arles (Bouches-du-Rhône) à l'issue de la corrida qui s'est tenue ce dimanche après-midi dans la cité rhodanienne, après avoir coupé un total de de deux oreilles face au bétail de Hubert et Françoise Yonnet. L'amphithéâtre romain a enregistré quatre-cinquièmes d'entrée pour cette troisième corrida de la féria de Pâques qui s'est déroulée sous un temps splendide.

Le cartel, hispano-français, réunissait José Pedro Prados El Fundi, Denis Loré et Juan José Padilla, opposés à cinq toros de Hubert Yonnet et un exemplaire de Françoise Yonnet (5e), bien présentés et armés, braves et puissants au cheval bien qu'inégalement piqués pour la plupart, encastés et donnant un jeu varié (lot présentant des complications pour les toreros, avec notamment quelques coups de tête ascendants au troisième tiers mais aussi bien des charges vibrantes à la muleta ; 3e et 5e exemplaires, plus maniables ; le 6e, brave en trois piques assassines, conserva la bouche fermée jusqu'au bout du combat et développa un grand moteur empreint de race ; seul le 2e exemplaire se comporta en manso durant le premier tiers).

El Fundi a coupé l'oreille du premier toro de la corrida puis a salué au tiers après sonnerie d'un avis à l'arrastre du quatrième exemplaire. Le torero de Fuenlabrada a largement dominé l'après-midi par une connaissance parfaite de la lidia et deux faenas administrées à la juste mesure de ses deux adversaires. Après un bon tiers de piques et un duo convaincant avec Padilla aux banderilles, le protégé de Robert Pilès a proposé au public une première faena mettant en exergue la charge spectaculaire du toro de Yonnet et réduisant progressivement son coup de tête. Avec métier, le Fundi a tracé des naturelles de qualité conduisant le toro sur un long trajet et ne se laissant jamais déborder. Une oreille gagnée en toute justice après un bon coup d'épée. Face au 4e exemplaire, El Fundi a mis les bouchées doubles, se signalant par une remarquable réception cape en main, par véroniques et chicuelina finale. Le toro, piqué trop en arrière, s'est modérément employé sous le fer de David Pardos, juste avant que Denis Loré ne l'embarque dans un quite par navarras. Après une seconde rencontre plus légère, El Fundi a cloué trois paires de banderilles en plein berceau, offrant un bon spectacle en piste aux côtés de son frère Ángel Luis, efficace lidiando. Muleta en main, le Madrilène s'est une fois encore distingué en soumettant progressivement les coups de tête accrocheurs d'un toro très énergique au dernier tiers. Après un avertissement sans frais, El Fundi a livré une bataille bien organisée, réglant progressivement le coup de tête ascendant de l'animal, puis aguantant sa charge et parvenant même à la ralentir en fin de parcours. De face, El Fundi a dessiné des phases puissantes de toreo, liant des naturelles aidées inespérées, alliant goût et finesse. Une autre oreille aurait pu récompenser le Fundi s'il avait été plus rapide avec les aciers, surtout après sa finition par le bas et un audacieux kikiriki.

Denis Loré a coupé l'oreille de ses deux adversaires. Pour sa première course dirigée par Jean-Marie Bourret en qualité d'apoderado, le torero nîmois a étalé de bonnes dispositions et un sang froid absolu qui lui ont permis d'obtenir une sortie en triomphe des plus méritées. La réception d'ouverture de Loré avec la cape face au 2e Yonnet s'est avérée fort énergique et bien au goût du public, ravi de voir le Nîmois gagner le centre avec domination. Toutefois, Denis a été quelque peu dépassé dans la mise en suerte de cet animal, au caractère manso, qui s'est promené un peu partout en piste et qui a reçu différentes rations de fer à l'emporte-pièce. Au passage, El Fundi s'est fait une belle frayeur en étant désarmé de sa cape alors qu'il se trouvait à la tête du cheval de Fritero. Muleta en main, Denis Loré a rétabli l'ordre en piste, liant une faena composée de gestes soyeux et profonds. L'ensemble n'a comporté aucun temps mort et s'est conclu sur une note majeure par des statuaires serrées puis des finitions goûteuses par le bas. Une grande épée a libéré une oreille pour le torero nîmois. Le 5e toro, unique exemplaire marqué du fer de Françoise Yonnet, s'est engouffré avec bravoure et puissance dans le caparaçon de Nicolas Bertoli. Vif à la muleta, le toro a donné du fil à retordre au Nîmois, qui s'est exposé avec un professionnalisme inébranlable. Loré a notamment lié en milieu de faena une série de naturelles lentes et d'exécution parfaite, le corps relâché. A gusto avec le toro, Loré a ignoré les quelques avertissements de son adversaire au niveau des mollets pour ciseler de nouvelles finitions par le bas d'un bon contenu. Denis a ensuite basculé pour une grande estocade qui a encore libéré du palco un trophée mérité. La saison de Loré ne pouvait pas mieux commencer...

Juan José Padilla a salué au tiers à l'issue de son premier combat puis a écouté un silence après sonnerie d'un avis face au dernier toro de l'après-midi. Le torero jerezano a soufflé le chaud et le froid face au meilleur lot de l'après-midi. Tout d'abord, Padilla a joué son répertoire classique, enflammant le public des arènes par trois largas agenouillées et de puissantes véroniques données pieds joints et en tablier. Très présent lors de la mise en suerte - et auteur d'un remate génial pour la seconde rencontre –, Padilla a laissé le toro de Yonnet mettre en exergue sa bravoure sous le fer d'Alventus. A la suite d'un savoureux quite par chicuelinas du Fundi, les deux matadors de toros espagnols ont orchestré un joyeux tiers de banderilles, marqué par la pose spectaculaire de Padilla (3e), de poder a poder, d'un bout à l'autre de la piste. Assis sur l'estribo, le Jerezano s'est rapidement fait serrer avant de lier avec succès les naturelles une à une. Toutefois, Padilla n'a jamais passé la vitesse supérieure, occasionnant une faena sans fond et ennuyeuse sur sa conclusion. Le protégé de Diego Robles a surtout énervé le public en créant le scandale face au toro le plus complet de la corrida. Par trois fois, le toro de Hubert Yonnet est allé contre le caparaçon de Justo Jaén, ignorant les piques vrillées et "pompées". Avec force et bravoure, l'exemplaire de la Bélugue a ignoré la volonté de Padilla de le vider totalement de ses ressources. Le public, rouge de colère face à un tel comportement, a réservé une bronca au torero au moment où il s'apprêtait à banderiller. Vexé, Padilla a renoncé à poser les banderilles et laissé sa cuadrilla opérer avec brio. Entre applaudissements et sifflets, le Jerezano a débuté une faena vulgaire et dénuée de style, profitant de la charge du Yonnet sur le voyage. Après trois grosses piques de châtiment, le toro a gardé la bouche fermée jusqu'à la fin d'une faena au cours de laquelle il a été mis à rude contribution. Enthousiaste, le Jerezano s'est contenté d'aligner molinetes et manoletinas de village, tournant sur lui même avec une inélégance qu'une large majorité du public a prise au second degré. Ne prenant jamais la main gauche et demeurant bien au dessous des possibilités offertes par le toro. Après deux rencontres avec l'épée, Padilla a été désarmé alors qu'il s'apprêtait à descabeller, le Yonnet refusant de céder une once de terrain au torero et à la valse de sa cuadrilla. Silence à l'arrastre mais une large bordée de sifflets une fois le toro estoqué, qui a reçu pour sa part les applaudissements réservés au brave.



Fiche technique de la corrida

Source : Christophe Chay.


Arènes d'ARLES. Dimanche 27 mars 2005. 17 h 00.

Troisième corrida de la féria de Pâques. Temps splendide. 4/5 entrée.


5 toros de Hubert YONNET (13 rencontres à la cavalerie),

&

1 toro de Françoise YONNET (5e ; 2 rencontres à la cavalerie), bien présentés et armés, braves et puissants au cheval bien qu'inégalement piqués pour la plupart, encastés et donnant un jeu varié (lot présentant des complications pour les toreros, avec notamment quelques coups de tête ascendants au troisième tiers mais aussi bien des charges vibrantes à la muleta ; 3e et 5e exemplaires, plus maniables ; le 6e, brave en trois piques assassines, conserva la bouche fermée jusqu'au bout du combat et développa un grand moteur empreint de race ; seul le 2e exemplaire se comporta en manso durant le premier tiers),

pour


EL FUNDI (sang & or) : 1 oreille – 1 avis et salut au tiers.

1er toro (dédié à Hubert et Françoise Yonnet) : deux tiers de lame tendue.

4e toro (dédié au public) : mete y saca – estoconazo, deux descabellos.



Denis LORÉ (vert romarin & or) : 1 oreille – 1 oreille.

2e toro : deux tiers de lame contraire.

5e toro (dédié au public) : entière légèrement tombée.



Juan José PADILLA (pétale de rose & or, souligné de noir) : salut au tiers – 1 avis et silence.

3e toro (dédié au public) : trois-quarts de lame en arrière.

6e toro : pinchazo – demie lame tendue, descabello (grande division d'opinions).



Présidence : M. Gérald Mas, assisté de Mme Gueyraud et M. Juan.


Durée de la course : 2 h 23.


Remarques :

- Le picador Nicolas Bertoli (bleu nuit & or) a été applaudi (5e).

- Denis Loré est sorti en triomphe par l'Escalier principal des arènes d'Arles.

- Hubert Yonnet a été ovationné à l'issue de la course, saluant depuis les gradins avant de descendre en piste et de donner une vuelta en compagnie de son mayoral, Alain Copin.


Reseña des toros de Hubert et Françoise Yonnet :

1.Népox, n°119, negro, 535 kg, né en mars 2001 (applaudi à l'arrastre) (H.Y.).

2.Vindix, n°136, negro bragado meano, 520 kg, né en février 2001 (applaudi à l'arrastre) (H.Y.).

3.Tyron, n°115, negro bragado, 510 kg, né en mars 2001 (applaudi à l'arrastre) (H.Y.).

4.Messala, n°129, negro mulato bragado, 525 kg, né en mars 2001 (applaudi à l'arrastre) (H.Y.).

5.Metellus, n°102, negro bragado meano axiblanco, né en mars 2001 (applaudi à l'arrastre) (F.Y.).

6.Strato, n°126, negro, 515 kg, né en mars 2001 (applaudi à l'arrastre) (H.Y.).






Les vidéos
(Après avoir cliqué, attendre que le téléchargement soit terminé et relancer la lecture.Bonne découverte...)

Vidéo PC
Toro 1 - El Fundi, Naturelles -(2,39 Mo)

Toro 3 - Padilla , Larga afarolada de rodillas - (1,15 Mo)

Toro 3 - El Fundi, Quite - (1,17 Mo)

Toro 4 - El Fundi, Naturelles - (1,17 Mo)

Toro 5 - Denis Loré naturelles - (2,03 Mo)


Vidéo MAC
Toro 1 - El Fundi, Naturelless -(2,39 Mo)

Toro 3 - Padilla , Larga afarolada de rodillas - (1,15 Mo)

Toro 3 - El Fundi, Quite - (1,12 Mo)

Toro 4 - El Fundi,Naturelles - (1,17 Mo)

Toro 5 - Denis Loré naturelles - (2,03 M)






Triomphe de Denis Loré
Photo Corrida.tv



Photo : Vuelta de l'éleveur Hubert Yonnet avec son mayoral
Photo Corrida.tv










 
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